Histoire de notre projet

Ce projet est né après de longues discussions sur les conditions d’accueil dans le système éducatif traditionnel. Afin de comprendre au mieux ce qui se passe, il nous a semblé primordial de nous adresser également aux principaux intéressés, les enfants.

Nous avons pu constater qu’il y a de réels problèmes de socialisation au sein des écoles tels que la violence, l’exclusion, la phobie scolaire ou encore le non-respect du rythme de l’enfant. S’ajoute souvent à cela une difficulté d’apprentissage qui complique d’autant plus l’épanouissement.

Nous avons aussi appris, avec stupeur, que beaucoup d’enfants qui semblent biens à l’école sont en fait inhibés c’est-à-dire qu’ils sont rentrés dans le même « moule » que les autres en oubliant leurs particularités et leurs envies. Tous les enfants sont différents et uniques, nous ne pouvons donc pas en faire des copies conformes d’un modèle unique.

Forts de nos recherches, de nos formations et de nos lectures sur les neurosciences, nous savons que s’il n’y a pas de socialisation, il n’y a pas d’apprentissage possible. L’enfant doit avant tout se sentir en confiance et s’estimer afin de grandir sereinement et vivre en harmonie avec les autres.

C’est pour cela que nous sommes convaincus qu’il est essentiel de repenser les lieux d’accueil des plus jeunes en proposant un endroit où l’on respecte le rythme de chacun et où l’on croit au potentiel de tous.

Nous sommes persuadés qu’en proposant un jardin d’enfants Montessori pour les 3-6 ans, nous permettrons aux enfants d’entrer dans le système traditionnel à 6 ans avec une réelle estime de soi et des autres et une confiance en soi indispensable à tous les apprentissages qui leur seront proposés par la suite.

Ce que nous savons grâce aux neurosciences =
Ce dont l’enfant a besoin

Ce qui se passe actuellement
dans les classes maternelles

Pour apprendre il faut être attentif. Sur 3 heures de classe, le matin par exemple, seulement 30 à 45 minutes sont dédiées aux apprentissages guidés par l’enseignant.
Pour apprendre il faut être engagé activement. Aussi riche soit-elle, l’activité est imposée. Il y a donc très peu d’attention et peu d’engagement de la part de l’enfant.
Le retour d’informations sur le travail effectué doit être immédiat. Le retour sur l’erreur est très pauvre car l’enseignant seul ne peut pas le faire avec 25 ou 30 enfants qui ont tous des hypothèses différentes.
La consolidation est essentielle. Il faut pouvoir répéter pour que le savoir s’automatise.

Un enfant à qui on a imposé une tâche n’aura qu’une envie, s’en libérer pour aller dans les coins jeux. Il n’y a donc pas de répétition, donc pas de consolidation.

Source : conférence TEDx de Céline Alvarez